Le thé blanc est le plus délicat des thés — bourgeons et jeunes feuilles simplement flétris et séchés, sans roulage ni oxydation provoquée. Il en résulte une tasse d'une finesse rare, aux notes florales et miellées, pauvre en théine et riche en fraîcheur. Un thé de contemplation, en version bio évidemment.
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Sa délicatesse exige de la douceur : 70 °C maximum, 5 à 7 minutes — c'est le thé qui s'infuse le plus frais et le plus longtemps. Comptez une bonne pincée de feuilles (elles sont aériennes), et goûtez-le pur : sucre et lait effaceraient tout ce qui fait son prix. En fin de journée, sa faible théine en fait le compagnon idéal des après-midi qui s'étirent.
Le thé blanc est souvent le préféré des palais sensibles à l'amertume et des estomacs que le café bouscule — sa douceur tannique le rend très digeste. Les mêmes distances s'appliquent néanmoins avec le fer et les traitements. Et pour un rituel du soir sans théine du tout, passez au rooibos ou aux infusions.
La cueillette des bourgeons est brève, manuelle et faible en rendement — quelques jours par an pour les grades fins. On le réserve aux moments qui le méritent.
Contenu rédigé et validé par Arnaud, docteur en pharmacie.